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Le Mans, là où tout a (re)commencé pour Romain Grosjean

Romain Grosjean - Photo by Andy Hone / LAT Images pour HaasF1team

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Le Mans, là où tout a (re)commencé pour Romain Grosjean

Romain Grosjean - Photo by Andy Hone / LAT Images pour HaasF1team

Le Mans, là où tout a (re)commencé pour Romain Grosjean

Les rumeurs à propos de la composition des équipages Peugeot pour l’arrivée de la marque au Lion en Hypercar débutent. Alors que la nouvelle Peugeot Hypercar n’est pas attendue en compétition avant 2022, la presse commence à s’agiter pour définir les triplettes potentielles de pilotes qu’engagera la marque française. Le nom de Sébastien Bourdais circule, évidement. Lui, l’enfant du pays, a comme un job à terminer avec les 24 Heures du Mans. On voit passer aussi le nom de Simon Pagenaud. Vainqueur à Indianapolis en 2019, déjà pilote officiel Peugeot lors de l’épopée de la 908, il est un candidat naturel. Cette semaine, c’est le nom de Romain Grosjean qui est apparu. Grosjean chez Peugeot en Hypercar ? On y croit.

Le Mans 2010, Romain Grosjean se relève après son éviction de la F1

La seule participation à ce jour de Romain Grosjean aux 24 Heures du Mans remonte à l’édition 2010. Une participation éclipsée depuis par sa carrière en Formule 1. Il cumule 174 départs en Grand Prix et 10 podiums alors que nous écrivons ces lignes. Une carrière en F1 scindée en deux parties.

Après une demi-saison en 2009, il est renvoyé par Renault F1. En 2010, Romain Grosjean songe à changer radicalement de carrière. Lui qui aime la cuisine s’est un temps imaginé devenir chef. A 24 ans, avec une vraie claque reçue en Formule 1, il cherche une autre voie. Quand le sport-automobile se rappelle à lui.

Martin Bartek, à l’origine du projet Matech, le contacte pour lui proposer un volant sur sa Ford GT. Romain Grosjean possède alors l’opportunité de disputer le championnat FIA GT1 et d’aller aux 24 Heures du Mans. Il se lance.  C’est à ce coup de téléphone que tient l’arrivée de Romain Grosjean en endurance, et le début de sa renaissance. 

Sortie de la première chicane des Hunaudières – photo Geoffroy Barre

« Les 24 Heures du Mans, c’est le plus événement auquel j’ai participé confiait le pilote dans Champion Magazine en 2017. Bien plus qu’une course, c’est une semaine de fête. Quand on a abandonné vers 4 heures du matin, je suis parti en bord de piste pour voir passer les voitures. Il y avait encore du monde dans les gradins. C’est dingue ! J’y retournerai un jour, c’est sûr« .

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Pesage des 24 Heures du Mans 2010 – photo Geoffroy Barre

En 2010 toujours, Romain Grosjean a réalisé un test avec Audi. Il avait été approché pour le DTM, avec en ligne de mire les 24 Heures du Mans, éventuellement. Mike Rockenfeller, Oliver Jarvis ou Filipe Albuquerque (recruté fin 2010), tous engagés chez Audi en DTM en 2011, allaient accéder au Mans avec le constructeur allemand. Pas Grosjean.

Lui, préféra repartir en GP2, pour tenter une opération de reconquête vers la F1. Avec succès.

Un retour au Mans chez Peugeot, inévitable

L’expérience des 24 Heures du Mans 2010 a permis à Romain Grosjean de rebondir après son premier passage en F1. L’endurance lui a permis de rester en activité, avant son retour en GP2. Le Mans a aidé à la (re)naissance du pilote qui a ensuite entamé un travail profond sur lui-même pour retrouver le haut niveau.  Le Mans pourrait alors bien être le théâtre de ses exploits après la Formule 1, s’il venait à ne plus avoir de baquet dans la discipline reine.  Un retour des choses logique. Ses paroles, rapportées par Motorsport.com, confirment en tout cas un intérêt certain pour l’endurance.

Portrait de Romain Grosjean - photo FIA GT
Portrait de Romain Grosjean – photo FIA GT

« Un constructeur français sur une des plus grandes courses au monde, bien évidemment que c’est une belle opération. J’espère qu’avec les hypercars, il y a un maximum de constructeurs qui reviendront et qu’on se retrouvera aux belles époques du championnat d’Endurance. Il y a pas mal de choses à faire pour que la question des pilotes soit abordée. Mais à un moment, oui, on rentrera en contact parce que c’est un projet sur le futur qui m’intéresse énormément.« .

Un intérêt réciproque de la part de Peugeot pour le pilote existe-t-il ? On l’espère.

Tombé dans l'endurance tout petit. Mon père m'a mis dans les mains des Porsche 917, des Mercedes C9 et des Peugeot 905, pendant qu'il allait au Mans. Depuis, nous traversons l'Europe et le monde ensemble pour voir tourner des bagnoles. Je suis rédacteur web freelance, spécialiste de l'endurance.

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