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Pescarolo Sport : 2000, l’entrée en résistance

Le Mans

Pescarolo Sport : 2000, l’entrée en résistance

Photo Jacques Vivier

Pescarolo Sport : 2000, l’entrée en résistance

Après une carrière riche de 33 participations aux 24 Heures du Mans, et une ultime présence en 1999 ponctuée d’une 9e place, Henri Pescarolo a décidé de créer en 2000 sa propre équipe, Pescarolo Sport.

Depuis plusieurs années déjà, le quadruple vainqueur des 24 Heures du Mans était dans une logique de transmission. Associé à de jeunes pilotes (comme Olivier Grouillard ou Franck Montagny en 1998), il voulait partager son expérience et accompagner des étoiles montantes vers les sommets de l’endurance. En 1999, déjà, il s’engage sous la bannière Pescarolo Promotion Racing Team. En 2000, créer sa propre équipe est un aboutissement.

La « petite » C52 se présente aux essais préliminaires des 24 Heures du Mans 2000 – Photo Jacques Vivier

Une aventure est lancée.  La toute première participation de cette nouvelle équipe à la classique mancelle va apporter un résultat aussi fou qu’inespéré   . A l’issue de 244 tours et 4684,273 km de course (195,178 km/h de moyenne), Sébastien Bourdais, Emmanuel Clérico et Olivier Grouillard terminent la plus grande course d’endurance du monde derrière les trois Audi R8 (lire à ce sujet Audi R8 : 2000, déjà la domination totale).

Surprenant sur le papier pour le châssis Courage C52 – animé par le moteur V6 ES9 J4S qui équipe alors la Peugeot 607 – moins attrayant que la concurrence venue de Cadillac, Panoz, BMW ou encore Lola et Reynard ? Pas tout à fait. Henri Pescarolo était lucide avant le départ et entrevoyait déjà la carte à jouer pour sa structure.

Ambiance lors du pesage des 24 Heures du Mans 2000 – Photo Jacques Vivier

17e sur la grille, la C52 est passée au travers des problèmes pour décrocher ce superbe résultat. « Comme je l’avais annoncé avant le départ, nous avions comme objectif de terminer dans les cinq premiers. Cette quatrième place me procure à titre personnel une intense émotion, une immense satisfaction ».

Enchaînement des virages Ford, nouveau tour pour la C52 – Photo Jean-Philippe Legrand

A part les pneus, rien n’a été changé sur la C52 24 heures durant : ni les freins, ni la boite de vitesses, ni le moindre élément sur le moteur Peugeot.

A lire >  24 Heures du Mans 1985 : Porsche et les autres
Un dessin daté face aux nouvelles Audi R8, mais la C52 sera d’une fiabilité totale – Photo Jacques Vivier

« Le châssis Courage s’est très bien comporté et  le V6 de la 607 que Sodemo et Peugeot-Sport avaient préparé pouvait repartir pour 5000 km de plus tant ses performances sont restées constantes  du premier au dernier kilomètre de course ! » confiait après l’arrivée le patron de l’équipe. En passant la ligne, la Courage C52 et son moteur Peugeot comptabilisaient déjà plus de 10 000 km. En effet, avant le départ, Henri Pescarolo et ses hommes ont décidé de remettre dans la voiture le V6 utilisé pour le développement depuis le mois de janvier. Un moteur utilisé pour la course de Silverstone et les essais du Mans. « Il nous donnait entière satisfaction et ses réglages étaient parfaits. Il a parfaitement rempli sa mission ».

Bardée de sponsors façon Paris Dakar, la C52 initie l’aventure Pescarolo Sport – Photo Jacques Vivier

Sans le savoir, Henri Pescarolo débutait une autre épopée et, surtout, initiait à sa façon le retour de Peugeot en endurance.

Tombé dans l'endurance tout petit. Mon père m'a mis dans les mains des Porsche 917, des Mercedes C9 et des Peugeot 905, pendant qu'il allait au Mans. Depuis, nous traversons l'Europe et le monde ensemble pour voir tourner des bagnoles. Je suis rédacteur web freelance, spécialiste de l'endurance.

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