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Mercedes CLK-GTR / CLK-LM, la dominatrice

Auto-portrait

Mercedes CLK-GTR / CLK-LM, la dominatrice

Mercedes CLK-GTR / CLK-LM, la dominatrice

En 1993, alors que Peugeot enchaîne en deuxième succès de rang avec ses 905, les 24 Heures du Mans voient le retour des GT. Exclues de la plus grande course d’endurance au monde pour en faire une épreuve 100% prototype – ce qui fut un échec – les GT retrouvent enfin les Hunaudières.  Les années qui vont suivre vont marquer une période glorieuse, un âge d’or de l’esprit GT.  1995 est une année incroyable, avec une McLaren F1 GTR dérivée de la version de route qui s’impose. En 1996 et 1997, les constructeurs s’intéressent de plus en plus au règlement GT1, et l’aboutissement a lieu en 1998 et 1999. Les GT1 sont en réalité des prototypes déguisés. Certains ont un air de famille avec les voitures de tous les jours. C’est le cas de la Mercedes CLK-LM avec sa grille avant et son tableau de bord repris de la CLK.  La supercar allemande humilia Porsche et McLaren pendant deux années, mais ne parvient pas à briller en Sarthe. 

Mercedes CLK-GTR : une genèse en 128 jours

8 avril 1997, dans les locaux d’AMG. La FIA vient homologuer la nouvelle Mercedes CLK GTR pour la saison de FIA GT 1997, dont la première course est prévue le 13 avril. Mercedes ne peut alors présenter que les deux exemplaires de course, et une version de route. Engagement est pris d’en produire 25 exemplaires homologués pour la route, et la FIA donne son accord pour que la CLK GTR débute la compétition… à la fin de l’année, en décembre 1997, toujours une seule CLK-GTR de route existe. Les autres exemplaires ne seront assemblés qu’en 1998, proposés à 1,5 million de dollars. A l’époque la voiture de route la plus chère au monde.

Cette validation de la part de la plus haute autorité du sport-automobile intervient après un travail de développement intensif de la part des équipes AMG et Mercedes. La CLK GTR naît en effet en seulement quatre mois. En 128 jours plus précisément, durant l’hiver 1996/1997. Tout est pensé et réalisé. Pour gagner du temps, et disposer d’une base saine, Mercedes achète une McLaren F1 GTR. Il s’agit du châssis #11R, appartenant précédemment à Larbre Compétition.

Mercedes CLK-GTR d’essais, photo par Peloton25 / http://www.flickr.com/photos/93288439@N00/

Avec un moteur V12 6 litres (le LS600), et des modifications esthétiques sur la partie avant notamment, la F1 GTR devient une voiture de test, vue une seule fois en piste. C’est à Jarama que cette McLaren Mercedes F1 CLK GTR évolue dans le plus grand secret, avant que Bernd Schneider ne sorte de la piste.

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La saison 1997 se résumé à une bataille entre les équipes McLaren et Mercedes. Les deux constructeurs, alliés en Formule 1, ne se font aucun cadeau ici. Mercedes décroche la victoire au Nürburgring, à Zeltweg, Suzuka, Donington, Sebring et enfin Laguna Seca. A chaque fois, Bernd Schneider est au volant, et il devient champion.

1997, 1998, années d’ultra-domination au sommet du GT1

Pour 1998, BMW freine ses efforts et le soutient aux équipes McLaren est réduit. Porsche construit une toute nouvelle voiture, la 911 GT1, qui tranche radicalement avec les précédentes versions vues en 1996 et 1997. Un combat entre Mercedes et Porsche s’annonce ainsi, en FIA GT et surtout aux 24 Heures du Mans.

Pour préparer la grande épreuve d’endurance, Mercedes débute la saison FIA GT avec la CLK-GTR de 1997, puis fait débuter la CLK-LM (au Mans et dès la manche d’Hockenheim en FIA GT). Elle est animée par un V8 de 6 litres, et possède une face avant plus profilée, ainsi qu’une ligne de toit plus basse.  Il faut y voir une CLK-GTR adaptée aux contraintes des 24 Heures du Mans. Le dessin est revu pour les hautes vitesses, et le choix mécanique est le fruit d’un compromis, le meilleur rapport entre brides, poids, puissance et couple, selon la lecture du règlement réalisée par Mercedes et son team manager, Hans Jürgen. 

La Mercedes CLK-LM (comme Le Mans) va dominer toute la saison 1998 avec 10 victoires en 10 courses. Le seul échec retentissant sera celui des 24 Heures du Mans. Après 3 heures de course, aucune CLK-LM n’était encore en piste.

Le retour de Mercedes était à l’époque un événement ! Depuis 1991 et l’épopée des C11 et C291, on attendait les flèches d’argent en Sarthe… mais leur présence sera trop courte. En 1999, une nouvelle tentative sera menée avec la CLR, sans plus de succès.

Tombé dans l'endurance tout petit. Mon père m'a mis dans les mains des Porsche 917, des Mercedes C9 et des Peugeot 905, pendant qu'il allait au Mans. Depuis, nous traversons l'Europe et le monde ensemble pour voir tourner des bagnoles. Je suis rédacteur web freelance, spécialiste de l'endurance.

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