26 février 2021

Lotus peut-il préparer le terrain d’Alpine en Hypercar ?

Lotus a présenté un concept de ce que pourrait être une voiture de course 100 % électrique engagée en endurance à l’horizon 2030. Une étude de style avec une aérodynamique poussée qui semble bien trop futuriste et éloignée de la réalité. Et pourtant. Cette étude pourrait-elle être la base d’une Hypercar Alpine aux 24 Heures du Mans ?

E-R9, comme une envie d’endurance chez Lotus

La E-R9, pour Endurance-Racer 9, c’est la vision de l’endurance selon Lotus. Une voitures que l’on croit tout droit sortie d’un jeu vidéo comme Gran Turismo. Elle se veut une héritière de la Lotus Mk IX, première voiture engagée aux 24 Heures du Mans par la firme de Colin Chapman, en 1955.

E-R9, une Lotus trop futuriste pour être réaliste, mais un ADN d’Hypercar cerain

Ce prototype a été conçu chez Lotus Engineering. On remarque un cockpit qui semble flotter au-dessus de l’ensemble des suspensions à l’avant. Dépourvue d’aileron arrière, la création est torturée, à mi-chemin entre une LMP1 et une monoplace de Formule E.

Un simple délire d’ingénieur pour passer le temps libre ? À en croire Richard Hill, en charge de l’aérodynamique, ce projet a du sens et anticipe un éventuel retour dans la catégorie de la marque anglaise à la fin de la décennie : « Nous avons essayé de repousser les limites de la technique actuelle et l’extrapoler vers l’avenir. La Lotus E-R9 intègre des technologies que nous espérons développer entièrement et qui seront utilisables. Lotus a une histoire incroyable de développement de solutions uniques, et nous l’avons fait à plusieurs reprises dans le sport automobile et avec nos voitures de route ».

Un partenariat Alpine-Lotus pour un retour en Hypercar ?

Lotus ne devrait pas revenir à court terme en endurance. Cette étude de style n’est pas ancrée dans la réalité, comme nous venons de le voir. Mais une passerelle est pourtant à trouver avec Alpine. La marque française est actuellement engagée en endurance avec une LMP1, autorisée pour 2021 en Hypercar. Et ensuite ? D’ici à 2025, Alpine ne proposera plus que des modèles 100 % électriques pour sa gamme. La marque va regrouper toutes les sportives du groupe Renault et s’appuyer sur une citadine, un SUV et une berlinette. Surtout, la descendante de l’A110, désormais 100% électrique, sera développée avec Lotus. Alors, cette E-R9 peut-elle devenir une base partagée entre les deux constructeurs ?

La Lotus Evija en essais

Lotus est en train de finaliser le développement de sa première supercar 100% électrique, l’Evija. Alors, pourquoi ne pas imaginer une version dérivée de celle-ci, engagée conjointement par les deux constructeurs ? L’une sous pavillon anglais, l’autre sous pavillon français. En 2022, l’Oreca rebadgée Alpine en 2021 ne sera sans doute plus autorisée. Un retour avec Lotus pour 2023 (plus probable) n’est pas impossible.

La famille Alpine, à l’époque en LM P2

Déjà, une collaboration technique semble en train de se mettre en place en Formule 1 avec Alpine F1 Team. Alors, en endurance, la porte semble ouverte.

Les décideurs du groupe Renault ont indiqué que la compétition (chez Alpine ou Renault) ne devra à terme pas couter d’argent. Avec des partenaires, des échanges et autres montages, l’aventure en endurance devra comme aujourd’hui ne rien coûter ou presque à Alpine pour se prolonger. En allant chercher avec Lotus le partenaire capable de développer une base et en renouvelant sa confiance à Signatech, la marque de Dieppe est peut-être en train de préparer son avenir en Hypercar.

Geoffroy Barre

Tombé dans l'endurance tout petit. Mon père m'a mis dans les mains des Porsche 917, des Mercedes C9 et des Peugeot 905, pendant qu'il allait au Mans. Depuis, nous traversons l'Europe et le monde ensemble pour voir tourner des bagnoles. Je suis rédacteur web freelance, spécialiste de l'endurance.

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