13 août 2022

Alpine vainqueur des 6 Heures de Monza 2022

Après un premier succès lors des 1000 Miles de Sebring, Alpine Team ELF s’impose à nouveau en Championnat du Monde d’Endurance (WEC). L’équipe française repart d’Italie sur une performance solide, ayant battu le fer avec les deux Toyota GR010 Hybrid pendant une grande partie de l’épreuve. La Glickenhaus n°708 qualifiée en pole position n’est pas classée, suite à des problèmes de turbo. Débuts mitigés pour les Peugeot 9X8. La n°93 n’aura bouclé que 46 tours avant d’abandonner, la n°94 terminant elle derrière le peloton des GTE.

Nouvelle victoire Alpine après Sebring

Dès le départ, on était incisif dans le clan Alpine. La n°36 s’engageait dans une bataille l’opposant aux deux Toyota en résistant à la n°7 avant de prendre l’ascendant sur la n°8 grâce à un beau dépassement au troisième tour. Une véritable guerre stratégique prenait rapidement place dans la foulée des premiers faits de course.

photo Alpine ELF Team – Frédéric Le Floch / DPPI

Alpine jouait avec ses atouts. En anticipant certains ravitaillements, lors des phases de neutralisation, l’équipe française se décalait et pouvait compenser son handicap lié à des relais plus courts, à cause de l’absence de tout système hybride.

photo Scuderia Cameron Glickenhaus

Matthieu Vaxiviere livrait un excellent dernier relai (après avoir pris le départ) et dépassait à l’extérieur de la Parabolica la Toyota n°8 après trois tours d’une intensité exceptionnelle. Avec la Toyota n°7, un contact dans la ligne droite des stands faisait craindre le pire. Mais si la Toyota était lourdement touchée, l’Alpine s’en sortait avec des dégâts mineurs ! Victoire, la deuxième de la saison, avant de partir pour Fuji.

https://twitter.com/FIAWEC/status/1546167008718356486

Toyota, proche du succès, tombe à la stratégie

Les deux Toyota GR010 Hybrid ont participé à la lutte pour la victoire. Après un départ sans faute, Sébastien Buemi conservait la deuxième place sous la pression d’Alpine, tandis que José Maria Lopez était juste derrière en quatrième position. A la fin de la première heure, la n°8 rencontrait un problème électrique. Une réinitialisation du système lors de l’arrêt au stand coûtait 30 secondes et faisait perdre la cinquième place.

photo Alpine ELF Team – Florent Gooden / DPPI

La physionomie de la course a changé après deux heures et demie et la sortie de la voiture de sécurité. Toutes les Hypercars se sont arrêtées et Toyota prenait alors la tête, dépossédant Glickenhaus. Les trois premières Hypercars n’étaient séparées que de quelques secondes à l’approche des deux dernières heures et les positions alternaient à chaque arrêt au stand avec Alpine.

Le fait décisif ? Kamui Kobayashi se défendait face à l’Alpine mais tassait la voiture française. Un contact entraînait une crevaison à l’arrière droit et des dommages à la carrosserie. Une pénalité de 90 secondes suite à l’incident avec l’Alpine repoussait encore un peu plus la n°7 d’une victoire potentielle. Elle terminait finalement à deux tours.

Débuts compliqués pour Peugeot

En s’engageant à Monza, le Team Peugeot TotalEnergies savait ce qui l’attendait : des conditions nouvelles, jamais rencontrées en essais privés, des nombreuses informations, des questions, des problèmes aussi parfois, liés à ce contexte de compétition, auxquels il est nécessaire de se confronter pour les résoudre.    

photo Peugeot Sport

Dès le départ, le déroulé de course pour la n°94 et la n°93 se présentait différemment. Quand Loïc Duval, sur la n°94, s’élançait 5e, en haut de grille avec les concurrents de la catégorie Hypercar, Mikkel Jensen, sur la n°93, partait derrière, en 36e position, suite à son absence de chrono en qualification

Pour le Français, il s’agissait de suivre le tempo. Pour le Danois, l’objectif était de se frayer un chemin au sein du peloton. En cinq tours, la n°93 pointait déjà dans le top 10, en six tours, elle rejoignait la catégorie Hypercar. Interrompue dans son élan par un problème technique, la n°93 rejoignait le garage. L’intervention de l’équipe aura permis à Paul Di Resta de repartir avant d’être de nouveau stoppé.

photo Peugeot Sport

Au championnat, l’équipe Alpine abandonne la première place du classement à Toyota. Mais Nicolas Lapierre, André Negrão et Matthieu Vaxiviere sont toujours au commandement du classement pilotes. Prochain rendez-vous sur les terres de Toyota, au Japon, sur le circuit de Fuji.

Geoffroy Barre

Tombé dans l'endurance tout petit. Mon père m'a mis dans les mains des Porsche 917, des Mercedes C9 et des Peugeot 905, pendant qu'il allait au Mans. Depuis, nous traversons l'Europe et le monde ensemble pour voir tourner des bagnoles. Je suis rédacteur web freelance, spécialiste de l'endurance.

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