28 novembre 2022

Toyota s’impose à Bahreïn et décroche le titre constructeurs 2022 WEC

A l’issue des 8 heures de Bahreïn 2022, le Toyota Gazoo Racing a décroché son cinquième titre constructeurs en Championnat du Monde d’Endurance (WEC), le quatrième d’affilée. Une récompense qui vient clôturer une saison de bataille avec Alpine.  Un titre qui montre également comment le constructeur japonais a actuellement la mainmise sur la catégorie Hypercar, mais 2023 pourrait rebattre les cartes. 

La victoire pour la Toyota n°7, le titre pour la n°8

Ne pas trembler. Dans un match avec Alpine jusqu’à cette ultime confrontation que constituaient les 8 Heures de Bahreïn, Toyota se devait de livrer une copie parfaite pour décrocher un nouveau titre. Ce fut le cas avec un doublé, Sebastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa étant sacrés grâce à leur deuxième place derrière la voiture sœur emmenée par Mike Conway, Kamui Kobayashi et Jose Maria Lopez.

Les derniers nommés se sont imposés avec 45 secondes d’avance. Ils n’avaient pas le bénéfice de la pole position, et c’est bien l’A480 qui apportait une opposition ferme dès le début de l’épreuve avec Nicolas Lapierre désireux de ne rien lâcher.

À la mi-course, décision fut prise de figer les positions et de laisser à la Toyota GR010 Hybrid n°7 le soin d’aller s’imposer. L’Alpine, complétant le podium, ne pouvait rien en rythme de course.  Peugeot fut une nouvelle fois la marque absente de la bataille. Les deux voitures se sont retrouvées en difficulté à cause de problèmes de boîte de vitesses. 

On notera toutefois le bon début d’épreuve de la Peugeot 9X8 n°93 de Paul Di Resta, Mikkel Jensen et Jean-Eric Vergne, en lutte pendant la première heure de course. Sur la voiture n°94, Nico Mueller, Gustavo Menezes et Loic Duval ont rencontré les mêmes difficultés et terminent finalement à la quatrième place, à sept tours des vainqueurs du jour. La saison 2023 va devoir marquer une évolution forte pour Peugeot qui, depuis son arrivée à Monza, ne parvient pas à avoir de courses claires et sans accrocs mécaniques.

Jota titré, WRT vainqueur en LMP2

Victorieuse aux 24 Heures du Mans en juin dernier, l’équipe Jota décroche le titre en catégorie LMP2. Une année complète pour le trio Antonio Felix da Costa, Roberto Gonzalez et Will Stevens.

Un titre décroché toutefois sans s’imposer lors de cette dernière épreuve. En effet, ce sont Sean Gelael, Robin Frijns et Rene Rast qui repartent de Bahreïn avec la victoire. L’Oreca 07 n°31 a pris le commandement après trois heures d’épreuve en dépossédant la n°22 de United Autosports.

Ferrari s’impose à nouveau pour la fin de la catégorie LMGTE Pro

Les 8 Heures de Bahreïn marquaient la dernière apparition des voitures de la catégorie LMGTE Pro (seule la catégorie LMGTE Am sera présente en 2023, avant un passage aux GT3). Pour cette tournée d’adieu, c’est encore une fois un match entre Ferrari et Porsche qui a animé la course. Antonio Fuoco et Miguel Molina ont remporté cette ultime épreuve avec leur 488 GTE Evo n°52. Sur la n°51, Alessandro Pier Guidi et James Calado ont rencontré des difficultés avec leur boîte de vitesses mais décrochent tout de même le titre. Sans le quatrième rapport, la Ferrari pourtant confortablement installée en tête en première partie d’épreuve a chuté dans le classement. La cinquième place finale – derrière la Ferrari n°52, la Corvette C8.R n°64 et les deux Porsche 911 RSR-19 n°91 et n°92 – étant suffisante.

Ferrari dominait le début d’épreuve avec un doublé. Kevin Estre (Porsche n°92) était très rapide et apportait la principale opposition au constructeur italien mais le sort semblait tourner en faveur de Ferrari sans difficultés. Les soucis de boîte de vitesses ont créé une véritable alerte mais le titre constructeur est finalement assuré pour trois petits points seulement !

Dans le clan Porsche, on peut se consoler en partie avec une victoire décrochée par la n°46 de Matteo Cairoli, Niki Leutwiler et Mikkel O. Pedersen. Mais, comme en LMGTE Pro, pas de titre. C’est en effet du côté d’Aston Martin et plus particulièrement de la voiture emmenée par TF Sport avec Ben Keating, Marco Sorensen et Henrique Chaves qu’on trouve les lauréats de la saison.

Les Iron Dames pas encore récompensées en WEC

Matteo Cairoli (Porsche n°46) s’est emparé des commandes à 90 minutes du but en prenant le meilleur sur la Ferrari 488 GTE Evo n°85 Iron Dames, alors pilotée par Rahel Frey. Rahel Frey, Michelle Gatting et Sarah Bovy furent en tête pendant une grande partie de l’épreuve après avoir décroché la pole position.

Le trio 100% féminin continue à monter en puissance après le succès déjà décroché cet été à l’occasion des 24 Heures de Spa-Francorchamps, puis avec la victoire de catégorie (GTE) en European Le Mans Series (ELMS) à Portimao. La première victoire en WEC peut-elle arriver en 2023 pour l’équipe, qui évoluera maintenant avec Lamborghini ?

Résumé des meilleurs moments des 8 Heures de Bahreïn 2022

Crédit photo : Toyota, Peugeot, Jota Sport, Ferrari

Geoffroy Barre

Tombé dans l'endurance tout petit. Mon père m'a mis dans les mains des Porsche 917, des Mercedes C9 et des Peugeot 905, pendant qu'il allait au Mans. Depuis, nous traversons l'Europe et le monde ensemble pour voir tourner des bagnoles. Je suis rédacteur web freelance, spécialiste de l'endurance.

Voir tous les articles de Geoffroy Barre →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *