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Romain Monti, l’ascension vers les sommets de l’endurance

Interview

Romain Monti, l’ascension vers les sommets de l’endurance

Romain Monti, l’ascension vers les sommets de l’endurance

Romain Monti est un pilote dont le nom revient de plus en plus fréquemment dans le monde du sport-automobile. Parce qu’il est ambassadeur du jeu Assetto Corsa Competizione, notamment, et qu’il est très investi dans le monde du sim-racing. Parce qu’il possède une chaîne Youtube sur laquelle il partage les coulisses de ses courses, et livre de l’intérieur le témoignage d’un pilote de haut niveau. Enfin – et surtout – car il obtient en piste des résultats significatifs. Depuis ses débuts en Peugeot 207 Spider Cup en 2010 puis un passage par la Porsche Carrera Cup dès 2011, il a progressé dans les échelons du GT. Au point de remporter en 2018 les 24 Heures de Spa-Francorchamps dans la catégorie Silver. Il revient pour nous sur cette victoire.

Après 504 tours d’effort, soit plus de 3 500 km, la Lamborghini n°12 d’Ombra Racing avec Alex Frassinetti, Andrea Rizzoli, Kang Ling et Romain Monti franchissait la ligne en tête de la catégorie Silver. 18e au général, la Lamborghini s’imposait avec deux secondes d’avance seulement sur une autre Lamborghini, celle engagée par Barwell. « Dans les dernières minutes, on s’est mis des coups de portière… C’était très très chaud confie Romain Monti qui observait la fin de course dans le stand, Alex Frassineti étant au volant. A Spa, il y a 70 voitures dans la même catégorie ou presque (les voitures sont toutes des GT3, mais des catégories existent selon le niveau des pilotes). La majorité se tiennent dans les mêmes temps au tour. On a les 3/4 du plateau qui roulent dans une fenêtre d’environ 2 à 3 secondes. Cela signifie que l’on est toujours sous pression ».

Rouler aux 24 Heures de Spa-Francorchamps était, pour Romain Monti, un objectif. Une envie qu’il avait dans un coin de la tête, et dont la réalisation fut parfaite ! Une participation, une victoire. « Je ne voulais pas aller aux 24 Heures de Spa-Francorchamps en spectateur avant d’y participer, je voulais que mon premier contact se fasse de l’intérieur. C’était dingue. Le tracé on le connaît, mais tout ce qui est autour est modifié pendant la semaine des 24 heures. Entre les concerts la nuit, l’ambiance populaire, les infrastructures et l’implication des constructeurs, tout est dingue. Ma plus grosse appréhension concernait le fait de rouler de nuit. J’avais déjà roulé à Pau, Misano ou Abu-Dhabi, mais ce sont des circuits avec un très bon éclairage. A Spa-Francorchamps, l’éclairage est très limité. Surtout, on ne peut pas faire d’essais de nuit avant la semaine de course. Il faut donc être tout de suite incisif et trouver ses repères« .

Repères trouvés, rythme ok, Romain Monti a avec ses équipiers relevé le challenge. 24 heures d’effort et la victoire au bout : «  C’est une endurance mais on est toujours à fond. On prend moins de risques qu’une course sprint mais le rythme est intense.  En fait, pour dépasser, lorsque l’on revient sur un pilote que l’on sent moins rapide, on peut attendre un peu, plusieurs virages. En sprint on se pose moins de questions. Mais en ce qui concerne l’attaque et la recherche de la performance, on est à 100%« .

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L’édition 2018 a été marquée par une sortie de piste violente impliquant la Bentley Continental GT3 Parker Racing #31 d’Andy Meyrick et la Lamborghini Huracan GT3 Attempto Racing #666 pilotée par Jurgen Krebs. Avec une voiture de sécurité, puis un drapeau rouge, la course fut mise en pause en plein milieu de la nuit. Il s’agit du souvenir le plus marquant de Romain Monti. « J’étais en plein dans mon double relais. Je suis passé plusieurs fois sur la piste, là où les voitures étaient. Nous avons eu le temps de voir qu’elles était pulvérisées, et à ce moment là on ne sait pas comment vont les pilotes. Ensuite, tu sors de la voiture sans savoir lorsque cela va repartir. C’était l’élément marquant, une tension permanente« . Obligé de rester concentré, logiquement sensible aux événements extérieurs, le pilote n’a pas tremblé.

A quoi peut rêver Romain Monti désormais en endurance ? Revenir à Spa ? Oui, le pilote français en parle, mais à condition de pouvoir de nouveau jouer une victoire de catégorie, ou la victoire au général.

Les 24 Heures du Nürburgring ? « C’est une course très particulière.  En tant que pilote, je trouve que gagner les 24 Heures du Nürburgring, c’est le summum. En terme des notoriété, Le Mans est au-dessus, mais gagner le Nürburgring, sportivement parlant, c’est dingue . Le truc, c’est que le risque pris est maximal, il est proportionnel à la légende« .

Et les 24 Heures du Mans ? « Oui, j’y pense. J’ai participé à la course d’ouverture en Carrera Cup en 2014 là-bas. J’ai découvert la magie du Mans en roulant sur le circuit, et c’est impressionnant. Tout est grand, tout est surprenant. Se lancer dans les Hunaudières à haute vitesse reste un grand souvenir. Participer un jour est un objectif, c’est évident« .

Vous pouvez retrouver Romain Monti sur sa chaîne Youtube. Je vous recommande notamment les vidéos à propos de sa victoire aux 24 Heures de Spa-Francorchamps 2018, évidemment. En bonus, retrouvez ci-dessous le résumé de la manche Carrera Cup 2014 au Mans, très animée.

Tombé dans l'endurance tout petit. Mon père m'a mis dans les mains des Porsche 917, des Mercedes C9 et des Peugeot 905, pendant qu'il allait au Mans. Depuis, nous traversons l'Europe et le monde ensemble pour voir tourner des bagnoles. Je suis rédacteur web freelance, spécialiste de l'endurance.

1 Comment

1 Commentaire

  1. Fabre

    24 août 2019 at 21:01

    Monti un champion généreux qui partage sa passion sur You Tube. Vraiment génial

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