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Mercedes remporte les 24 Heures de Dubaï 2018, dans la plus grande indifférence

Analyse

Mercedes remporte les 24 Heures de Dubaï 2018, dans la plus grande indifférence

Mercedes remporte les 24 Heures de Dubaï 2018, dans la plus grande indifférence

Les 24 Heures de Dubaï marquent traditionnellement le début de l’année. En 2018, le double tour d’horloge aussi exotique que confidentiel a vu s’imposer Mercedes. Le constructeur allemand s’y impose pour la quatrième fois (en 13 éditions) tandis que les pilotes Abdulaziz Al Faisal, Hubert Haupt et Yelmer Buurman décrochent un deuxième succès, cette fois associés à Gabriele Piana (alors que la victoire de 2015 fut décrochée avec Oliver Webb). Une course passée, cette année encore, totalement en dehors des radars des médias, même spécialisés.

Alors que s’annonce une édition des 24 Heures de Daytona déjà culte, avec la présence de Fernando Alonso, et que la « super-saison » du WEC semble tenir ses promesses, avec un plateau en LM P1 qui se compose progressivement, l’épreuve de Dubaï a encore du mal à trouver sa place. D’ailleurs, elle était ce week-end face à une manche Asian Le Mans Series ou encore à l’étape marocaine de la Formule E. Deux courses que nous avons retrouvé bien plus souvent dans les timeline Twitter ou Facebook, que les 24 Heures de Dubaï.

Dubaï a toujours été une affaire de spécialistes me confient certains, un truc pour initiés. C’est vrai. Dubaï c’est avant tout une course business, avec un plateau de GT et de tourismes surchargé, une destination qui fait plutôt bien commencer l’année à des gentlemen en manque de déplacements. Une destination rentable pour beaucoup d’équipes privées.

L’aspect sportif pur, avec la compétition entre constructeurs (majoritairement Mercedes, Porsche, Lamborghini et sur certaines éditions Aston Martin) doit cohabiter avec la présence de pilotes au niveau plus faible, le tout sur une piste sale, mal éclairée. C’est en partie ce qui explique, à mon sens, le manque de visibilité de cette épreuve à l’international. On ne peut pas y faire référence comme une épreuve majeure, car le plateau est très hétérogène, et la course émaillée souvent par de gros incidents. Pourtant, le palmarès est beau. Parmi les vainqueurs depuis 2006, Dirk Werner, Hans Joachim Stuck, Patrick Pilet, Marco Holzer, Augusto Farfus, Bernd Schneider ou encore Laurens Vanthoor.

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Oui, mais cette dualité que Creventic, l’organisateur, entretient sagement, semble conserver les 24 Heures de Dubaï au rang de course de seconde zone. Une épreuve que les amateurs d’endurance garderont toujours dans un coin de leur tête, mais cette édition 2018 a clairement marqué le pas en matière de visibilité…

Tombé dans l'endurance tout petit. Mon père m'a mis dans les mains des Porsche 917, des Mercedes C9 et des Peugeot 905, pendant qu'il allait au Mans. Depuis, nous traversons l'Europe et le monde ensemble pour voir tourner des bagnoles. Je suis rédacteur web freelance, spécialiste de l'endurance.

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