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Toyota SARD MC8-R, celle qui préfigurait la GT-one

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Toyota SARD MC8-R, celle qui préfigurait la GT-one

Toyota SARD MC8-R, celle qui préfigurait la GT-one

Alors que la période Group C prend fin, au début des années 90, Toyota repense son engagement en endurance. L’ère des gros prototypes semble désormais terminée, et la mode, à partir de 1994, c’est le GT. Alors, chez Toyota, on se décide à lancer un double programme. Pour les 24 Heures du Mans, deux pistes sont lancées… et de ces expérimentations naîtra la GT-One.

La première idée consiste à engager dès 1995 la Supra, super-sportive body-buildée de Toyota. En version Le Mans, la Supra devient Supra LM. La voiture est à l’origine pensée pour le Super GT et sa catégorie GT500, mais Toyota pense pouvoir en faire quelque-chose au Mans (il n’en sera rien).

La deuxième piste, c’est la construction d’une voiture plus radicale, pour répondre pleinement au règlement GT1 de l’époque. Apparaîtra ainsi en 1995 également la SARD MC8-R. Une GT1 construite sur une base de Toyota MR2 (oui, si si) par Sigma Advanced Research Development (SARD). Une version routière (un seul exemplaire) sera produite pour répondre au règlement.

Il faut se replacer dans le contexte de l’époque. Les Ferrari F40 et autres McLaren F1 GTR commencent à se faire entendre, et les constructeurs, dont Toyota, voient dans le GT1 une formidable opportunité. Mais à l’instar de Porsche, par exemple, Toyota ne possède pas dans sa gamme de voiture ultra-puissante et digne de servir de base à une vraie GT1. D’où ce « bricolage » avec deux projets, la Supra LM et la Sard MC8-R.

Focalisons-nous sur la Sard MC8-R. Après le travail de SARD, la petite Toyota MR2 se voit allongée de 40 cm (au niveau de l’empattement). Elle est aussi rabaissée de 20cm, et sa largeur est augmentée d’autant. Le moteur 2 litres de 4 cylindres est remplacé par un V8 de 600ch. Une boîte Hewland, un poids à 1 200 kg, et en avant les Hunaudières.

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Toyota-SARD-MC8-R-Le-Mans-1995

Alain Ferté, Kenny Acheson et Marco Apicella se partagent le volant. En qualifications, ils ne peuvent faire mieux que la 31e place, et le 22e temps de la catégorie. Toutes les autres GT font mieux : Ferrari F40 GTE, Jaguar XJ220 LM, McLaren F1 GTR, Lister Storm GTS, Venturi 600 SLM, sans oublier les rivales japonaises, Honda NSX GT1 Turbo et Nissan Skyline GT-R LM.

Après 13 tours, l’embrayage lâche. Fin.

Pour 1996, la MC8-R adopte une nouvelle boite de vitesse (5 rapports) et Mauro Martini, Peter Fabre ainsi qu’Alain Ferté se partagent son volant.

Toyota-SARD-MC8-R-Le-Mans-1996

La voiture est passée par une cure d’amaigrissement, et avoisine désormais les 1 060 kg. Les qualifications des 24 Heures du Mans ne sont pas meilleures : 38e temps, 23e en catégorie. Mais cette fois, la voiture passe la ligne d’arrivée. La MC8-R termine 24e, à la 15e place de sa catégorie.

Le GT1 devient une évidence. Alors que Toyota réalise une course anonyme, on voit à l’avant les McLaren F1 GTR, Porsche 911 GT1 et autres bêtes se livrer une féroce bataille. L’idée de lancer une vraie voiture de course en profitant du règlement de l’époque est lancée. La Toyota GT-One sera la proposition de Toyota. La MC8-R est donc une « parente » de la GT-One, largement méconnue.

Toyota-SARD-MC8-R-Le-Mans-1996-1

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Tombé dans l'endurance tout petit. Mon père m'a mis dans les mains des Porsche 917, des Mercedes C9 et des Peugeot 905, pendant qu'il allait au Mans. Depuis, nous traversons l'Europe et le monde ensemble pour voir tourner des bagnoles. Je suis rédacteur web freelance, spécialiste de l'endurance.

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