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6 Heures de Silverstone 2017 : Une victoire (presque) indispensable pour Toyota

TOYOTA GAZOO  Racing. 
World Endurance Championship. 6 Hours of Silverstone.  13th to 17th April 2017. Silverstone, UK

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6 Heures de Silverstone 2017 : Une victoire (presque) indispensable pour Toyota

TOYOTA GAZOO Racing

6 Heures de Silverstone 2017 : Une victoire (presque) indispensable pour Toyota

En s’imposant à Silverstone pour la première course de la saison du Championnat du Monde d’Endurance (WEC) en 2017, Toyota a lancé de la plus belle manière son année. Une victoire qui permet déjà aux Japonais de se projeter vers les 24 Heures du Mans, dans moins de deux mois.

A Silverstone, après une course de six heures et un affrontement entre Porsche et Toyota, c’est une victoire pleine de symbole que l’équipe Toyota Gazoo Racing a décroché. Une victoire qui lance la conquête des 24 Heures du Mans, l’épreuve qui se refuse tant au constructeur.

A en croire certains commentateurs, c’est un peu comme si, après le final tragique des 24 Heures du Mans 2016 (la Toyota alors en tête connaissait des problèmes de puissance et devait finalement laisser passer Porsche), rien ne s’était passé. Le reste de la saison, « l’après Le Mans », n’était en fait qu’une attente, l’attente avant le début d’une nouvelle épopée, 2017.

TOYOTA GAZOO Racing. World Endurance Championship. 6 Hours of Silverstone. 13th to 17th April 2017. Silverstone, UK

(c) TOYOTA GAZOO Racing

La victoire aux 6 Heures de Silverstone 2017 marque le renouveau de Toyota en endurance.

Certes, l’équipe a gagné une course depuis Le Mans 2016 (les 6 Heures de Fuji, en octobre), mais aujourd’hui, tout ou presque est différent. Il suffit de voir la rage des mécaniciens, heureux de voir Sébastien Buemi effectuer le dépassement victorieux à une dizaine de minutes de la fin. Il suffit de voir la volonté de Sébastien Buemi justement, en piste, incisif, comme lorsqu’il dépasse Brendon Hartley pour la victoire, ou comme lorsqu’il bloque les roues à l’entrée de la voie des stands, pour grignoter quelques dixièmes. L’état d’esprit est différent, l’envie est différente.

TOYOTA GAZOO Racing. World Endurance Championship. 6 Hours of Silverstone. 13th to 17th April 2017. Silverstone, UK

(c) TOYOTA GAZOO Racing

La victoire de Toyota tombe au meilleur moment, bonne pour le moral, bonne pour lancer une nouvelle spirale victorieuse. Il convient toutefois de la pondérer.

Porsche avait décidé de faire une croix sur la victoire, en choisissant le kit aérodynamique à faible appui, pensé pour les longues lignes droites des 24 Heures du Mans. Toyota avait pour cette course le kit « fort appui », idéal pour Silverstone.

Toyota a prouvé avoir la vitesse et le rythme, avec la première ligne sécurisée, et le meilleur temps en course. Mais l’adversaire allemand n’était pas là pour gagner à tout prix.

Porsche 919 Hybrid, Porsche LMP Team: Timo Bernhard, Brendon Hartley, Earl Bamber

(c) Porsche

Autre point qui vient nuancer la victoire de la TS 050 Hybrid n°8, les soucis rencontrés sur la n°7. Des erreurs en piste, notamment avec Kamui Kobayashi toujours aussi généreux mais sujet aux fautes. La grosse erreur du week-end restera celle de José Maria Lopez, qui a entrainé sa voiture dans le mur, et fera perdre ensuite une heure à ses équipiers pour réparer.

TOYOTA GAZOO Racing. World Endurance Championship. 6 Hours of Silverstone. 13th to 17th April 2017. Silverstone, UK

(c) TOYOTA GAZOO Racing

De la victoire de Toyota il faut ainsi retenir que les TS 050 Hybrid sont affûtées, rapides et devraient une nouvelle fois permettre au constructeur japonais de se battre au Mans pour la victoire. Mais l’ajout d’une troisième voiture semble plus que jamais indispensable.

Les erreurs à répétition sur la n°8 prouvent que la n°7, celle de Sébastien Buemi, Anthony Davidson et Kazuki Nakajima, sera clairement celle des favoris. A moins que la roue ne tourne en juin… Après tout, c’est bien la Porsche n°19 des « jeunes » avec Earl Bamber, Nico Hülkenberg et Nick Tandy qui s’est imposée en juin 2015. Une victoire alors que Nick Tandy commettait une grosse erreur à Spa-Francorchamps un mois plus tôt, et qu’il n’était pas favori… Mais en Sarthe, il fut impérial.

Tombé dans l'endurance tout petit. Mon père m'a mis dans les mains des Porsche 917, des Mercedes C9 et des Peugeot 905, pendant qu'il allait au Mans. Depuis, nous traversons l'Europe et le monde ensemble pour voir tourner des bagnoles. Je suis rédacteur web freelance, spécialiste de l'endurance.

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