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Rebellion Racing : deux vraies occasions de gagner les 24 Heures du Mans !

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Analyse

Rebellion Racing : deux vraies occasions de gagner les 24 Heures du Mans !

Crédit photo Geoffroy Barre / Endurance Magazine

Rebellion Racing : deux vraies occasions de gagner les 24 Heures du Mans !

En dévoilant son intention de revenir en LMP1 en 2018, l’équipe Rebellion Racing redonne aux observateurs du monde de l’endurance du sourire. Car avec une expérience forte depuis près de 10 ans, l’équipe Suisse se positionne clairement comme le plus grand rival de Toyota pour la Super Saison à venir. Et si une équipe privée remportait une nouvelle fois Le Mans ? En 2018 et 2019, Rebellion Racing pourrait bien profiter de la moindre faiblesse des Japonais, et redonner à une équipe privée la victoire.

Depuis 2009, l’équipe de Romanel-sur-Lausanne est active en endurance en prototypes. Après des débuts en LMGT2, avec Spyker, c’est en LMP2 puis en LMP1 que les Suisse sévissent. En 2010 officiellement l’équipe Speedy Racing Team Sebah devient Rebellion Racing et intensifie son effort. L’équipe engageait notamment deux prototypes LMP1 (Lola B10/60) motorisés par un moteur Judd V10 pour toute la saison Le Mans Series et les 24 Heures du Mans.

Rebellion monte encore d’un cran en 2011 en devenant un partenaire technique de Toyota. L’équipe dispose du moteur RV8KLM au son si puissant, installé dans les prototypes, toujours les Lola B10/60. 2012, Rebellion Racing est partenaire de Lotus, puis annonce la conception de sa propre voiture. La Rebellion R-One, réalisée par Oreca, sera l’arme de chasse de Rebellion Racing en 2014, 2015 et 2016, pour le Championnat du Monde d’Endurance (WEC) dont les 24 Heures du Mans. En 2017, le temps d’une année, Rebellion Racing (devenue Vaillante Rebellion) passe en LMP2. 2018 sera l’année du retour au top.

12 - Lola B10/60-Rebellion LMP1 - Rebellion Racing - Jeroen Blee

Rebellion Racing évolue dans l’ombre des constructeurs (Audi, Porsche, Toyota et même un temps Peugeot) depuis maintenant plusieurs années. Un engagement qui a souvent soulevé le questionnement. A quoi bon s’engager dans une catégorie LMP1 ou l’espoir de l’emporter est nul ? Pourquoi vouloir rivaliser à armes inégales avec des constructeurs qui disposent de budgets de plusieurs centaines de millions d’euros ?

Pour la passion.

J’ai déjà pu échanger avec Alexandre Pesci, le responsable de l’équipe, et sa vision est claire. Il n’arrêtera jamais de s’engager aux 24 Heures du Mans tant que son équipe n’aura pas remporté le double tour d’horloge Sarthois. Gagner. Gagner Le Mans. Une course difficile, une mission impossible, qui devient soudainement plus claire.

Avec le retrait de Porsche, et la présence de Toyota comme seul constructeur en 2018 et 2019, Rebellion Racing possède une vraie opportunité. En performance pure, il ne devrait pas être possible d’aller chercher les Toyota. Le législateur est clair, les voitures avec de l’hybride garderont un avantage, tant en performance sur un tour que sur la durée d’un relais. Mais par le passé, l’équipe a déjà prouvé sa capacité à régler parfaitement ses voitures, et à en tirer le potentiel maximal. Mieux, avec des pilotes du calibre de Neel Jani ou André Lotterer (vainqueurs du Mans et engagés depuis plusieurs années avec des constructeurs), il faut s’attendre à des performances folles. Rendre à Neel Jani ou André Lotterer une voiture sans hybride, qui peut être pilotée à la limite au niveau des zones de freinage, et avec des vitesses maximales très fortes, c’est un spectacle assuré. Un retour aux fondamentaux pour eux, une expérience sublime pour Gustavo Ménezes ou Thomas Laurent, une continuité pour Bruno Senna et Mathias Beche.

Le-Mans-Rebellion-Racing

Quelle est la véritable dernière équipe privée à avoir remporté les 24 Heures du Mans ? Joest Racing, en 1996 et 1997, alors que Porsche engageait des Porsche GT1.

Un succès qui peut se répéter avec Rebellion Racing ? Un défi que nous allons suivre avec intérêt. Rebellion Racing possède deux vraies occasions de gagner les 24 Heures du Mans !

Tombé dans l'endurance tout petit. Mon père m'a mis dans les mains des Porsche 917, des Mercedes C9 et des Peugeot 905, pendant qu'il allait au Mans. Depuis, nous traversons l'Europe et le monde ensemble pour voir tourner des bagnoles. Je suis rédacteur web freelance, spécialiste de l'endurance.

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