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Allan McNish, le héros « manqué » de Porsche

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Histoire

Allan McNish, le héros « manqué » de Porsche

Allan McNish, le héros « manqué » de Porsche

Allan McNish est aujourd’hui une légende des 24 Heures du Mans, cumulant trois victoires en Sarthe (1998, 2008 et 2013). La première de cette série, c’est au volant d’une Porsche qu’elle fut décrochée. Celui qui a construit la plupart de son palmarès en endurance avec Audi était destiné à devenir un héros chez Porsche… Récit.

Le Allan McNish victorieux des 24 Heures du Mans avec Audi, celui qui est intrépide dans le trafic, et n’hésite pas à confier de nombreuses anecdotes, était, avant, un pilote Porsche. J’ai pendant longtemps eu du mal à me dire que le pilotes des Audi R8, R10, R15 et R18, était aussi le vainqueur de 1998, avec une 911 GT1. Pourquoi ? Peut-être parce qu’entre ces deux épopées, l’écossais de poche est allé en F1 et est un peu sorti de mon radar. Peut-être parce que son engagement avec Porsche n’a duré que deux petites saisons, contre 11 années avec Audi. Peut-être parce que lors de son retour avec Audi, après son passage chez Toyota en F1, McNish semblait pour moi un pilote « neuf », rajeuni, revigoré. Il avait eu son shoot de F1, l’apogée de sa carrière en monoplace, et abordait l’endurance avec un œil neuf.

Lors de son retour avec Audi, après son passage chez Toyota en F1, McNish semblait pour moi un pilote « neuf », rajeuni, revigoré

A la fin de l’année 1995, Allan McNish est encore sur sa route vers la F1. Enrôlé avec le Paul Stewart Racing en Formule 3000, il est en 1996 pilote d’essai Benetton Formula. Mais avant de goûter aux courses dans le championnat le plus prestigieux de la monoplace, sa carrière va prendre un virage, direction Le Mans. Tout commence par un coup de téléphone, et une proposition de participer à une manche de Porsche Supercup. Impossible pour Allan McNish d’honorer cette proposition pour la course du Nürburgring. Il accepte pour la manche de Silverstone. La course se déroule en levée de rideau du Grand Prix d’Angleterre. Allan McNish ne se distingue pas particulièrement, mais sa prestation suffit à convaincre Herbert Ampferer, responsable du programme compétition, de l’enrôler. Allan McNish participe alors au programme GT1, dont l’objectif est de décrocher un succès en Sarthe. « Les voitures de 1996 / 1997 étaient en réalité des voitures de route modifiées en voitures de compétition, dans l’esprit du règlement. D’autres constructeurs avaient déjà pris l’approche inverse, et nous devions donc affronter des voitures de course déguisées en routières. En 1997, nous avons manqué de peu la victoire au Mans, au cours d’une année qui semblait bien vide, tant les Mercedes dominaient sur les épreuves de la saison GT1 » explique Allan McNish dans les colonnes de Motorsport.

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Pour 1998, la voiture est bien différente. Après des essais en début d’année à Daytona avec une voiture de 1997 et une nouvelle boite de vitesses séquentielle, la 911 GT1 version 1998 apparait. Aujourd’hui encore, sa ligne fonctionne à merveilles sur nos yeux amoureux de belles autos. Les phares caractéristiques des Porsche de l’époque sont tirés, la face avant comme le profil présentent une voiture affinée, légère. Certes, en regardant un prototype moderne, cette 911 GT1 1998 parait bien peu aérodynamique, mais elle est à l’époque la Porsche de route la mieux dessinée pour avaler les Hunaudières.

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Vainqueur avec Porsche, Allan McNish entrait déjà dans la légende des 24 Heures du Mans en 1998. Le programme officiel de la marque fut mis de côté en fin d’année, laissant l’écossais libre. Il fut engagé par Toyota, puis par Audi, avec qui il a disputé 11 éditions. Mais l’histoire aurait pu être très différente. En effet, avant l’annonce de la fin du programme Porsche, Allan McNish avait signé un contrat d’une durée de trois ans.

Avant l’annonce de la fin du programme Porsche, Allan McNish avait signé un contrat d’une durée de trois ans

Mieux, il a mené le seul et unique test du prototype développé par Porsche avec un moteur V10 pour la saison 2000. « Cette voiture était superbe » confie le pilote. Si Porsche n’avait pas mis en pause pendant 16 ans son engagement en Sarthe, et avait pris le pari d’affronter Audi en 2000, peut-être que le petit écossais serait devenu un pilote légendaire… au volant de machines de Weissach !

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Crédits photo : Audi, Porsche, Toyota, Geoffroy Barre

Tombé dans l'endurance tout petit. Mon père m'a mis dans les mains des Porsche 917, des Mercedes C9 et des Peugeot 905, pendant qu'il allait au Mans. Depuis, nous traversons l'Europe et le monde ensemble pour voir tourner des bagnoles. Je suis rédacteur web freelance, spécialiste de l'endurance.

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